COMITY

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Elle a du souffle et pas mal de coffre la scène parisienne en ce début d’année 2002 !

Comme certains d’entres vous l’avaient peut-être remarqué lors du concert de Cave-In le 1er Février dernier, le public a reçu des prestations coup de poing avec XII et Comity. Restait à savoir ce qu’il en était sur CD. Et oh bonne nouvelle, le résultat est vraiment bon. Composé de 7 titres (4 pour Comity et 3 pour XII) c’est Comity qui ouvre la danse en présentant son hardcore hybride et très original qui montre d’une part un excellent style de composition et de l’autre une ouverture de genre assez surprenante. Les références vont bon train : Dillinger, Converge, Hatebreed ou 25 Ta life pour les musiques extrêmes mais on retrouve une certaine dose d’humour avec des riffs « Bunglesque » en pleine furie dévastatrice grind voire un morceau entier à la guitare sèche accompagné d’un violoncelle. On est tout de même un peu frustré par le larsen qui tarde a envoyer le premier morceau, la voix claire de Thomas qui passe plutôt mal par rapport à ce qu’il peut faire quand il hurle, et ce dernier morceau à la sèche (carrément excellent) mais un peu perdu dans leur magnifique chaos sonore.

Vient ensuite le quartet XII lui aussi parisien qui joue un hardcore plus proche de Hatebreed, All Out War ou Length of Time. Les morceaux s’accordent sur une ligne rageuse et agressive alternée par un côté mélodique rempli de nostalgie et d’espérance qui passe plutôt bien. Le son rugueux de la production apporte une grande force aux textes traitant de sentiments et de confrontations humaines lorsque Benjamin use de son chant hurlé mais, mais le resultant s’avere moins probant lorsque il s’essaye au chant mélodieux. En l’occurrence il se retrouve un peu dans les intonations mass hysteriennes de Mouss. Cela étant dit, ce Split mérite plus qu’un simple détour car il est révélateur de l’existence d’une scène hardcore renouvelée fraîche et originale qui manquait peut-être dans un Paris trop souvent décrié pour sa « Team Nowhere ».

Par Vincent

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